LA CLARINETTE

LA CLARINETTE
La clarinette est la forme moderne d'un instrument de musique à anche simple. La clarinette en Si♭ (bémol) en est le modèle le plus commun.

La clarinette est à perce cylindrique, ce qui la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique et lui confère une aptitude au quintoiement. Son timbre chaud dans le registre grave, peut s'avérer extrèment brillant voire agressif dans l'aigu.

De tous les instruments à vent, elle est celui qui possède la plus grande étendue (ou tessiture) avec 3 octaves plus une sixte mineure soit 45 notes en tout. Elle se décline en une famille d'instruments presque tous transpositeurs, depuis la clarinette basse, jusqu'à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l'étendue d'un orchestre symphonique.

La clarinette en Si♭ (mais aussi celles en La, en Ut, en Ré et Mi♭) se présente sous la forme d'un long tuyau droit. La clarinette est généralement réalisée en bois noble tel que l'ébène ou le palissandre (au moins pour le corps). Certains modèles, dits d'études, sont parfois moulés en plastique. Dans les années 1930 le jazz a utilisé des modèles en métal.

Aujourd'hui, des clarinettes en matériau composite ont fait leur apparition. Ces clarinettes allient les avantages du bois et ceux du plastique, sans leurs inconvénients. Ainsi ces clarinettes conservent la sonorité du bois, gagnent en légèreté, et sont moins onéreuses du fait de la disponibilité des matières premières et des coûts de production du plastique.

Les clés sont en maillechort (alliage à base de nickel) nickelé, parfois argenté, ou plus rarement doré.

Pour des raisons pratiques de fabrication et de transport, la clarinette se compose de 6 éléments principaux (de haut en bas) :

1 le bec et sa ligature,
2 l'anche fixée sur la partie inférieure du bec,
3 le barillet,
4 le corps du haut (pour la main gauche),
5 le corps du bas (pour la main droite)
6 le pavillon.

Les deux parties du corps d'une clarinette (en bois ou en plastique) sont frappées d'un numéro de série, sorte d'immatriculation de l'instrument. Lors de l'achat d'un instrument d'occasion, il convient de vérifier que les deux éléments portent bien le même numéro. Le barillet et le pavillon n'étant pas taillés dans la même pièce de bois, et parfois même réalisés dans un autre matériau, ne sont généralement pas marqués.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 10:41

LA CLARINETTE2

LA CLARINETTE2
Le chalumeau européen du Moyen Âge fut sans doute l'ancêtre le plus direct de la clarinette. Aujourd'hui encore, le registre grave de la clarinette est appelé registre du chalumeau.

C'est à Johann Christoph Denner (1655-1707) que l'on doit l'invention de la clarinette lorsqu'en 1690, il ajouta au chalumeau français, le pavillon et deux clefs d'importance majeure.

L'ajout de la « clé de 12e» permit de tirer partie de l'aptitude de l'instrument au quintoiement, que les musiciens les plus doués pouvaient provoquer par une modification d'embouchure. Le registre atteint est alors celui dit du clairon et sa sonorité se rapproche de la clarine qui donna son nom à la clarinette.

À cette époque, l'instrument était manipulé via huit trous bouchés par les doigts. Le passage au registre supérieur ne se faisait qu'avec un défaut de 2 notes sur la gamme : le La et le Si étaient absents de la gamme. La deuxième clef, celle « du La », étend vers le haut le registre du chalumeau.

Le Si est obtenu par quintoiement d'une note plus grave (le Mi) grâce au pavillon prolongeant la clarinette. La gamme (diatonique) est alors complète et le changement de registre se passe sans discontinuité.

Dans l'état, l'instrument ne disposant pas d'une gamme chromatique complète, il restait prisonnier de quelques tonalités particulières. Pour y remédier, les musiciens disposaient de différents modèles de clarinettes, réalisés chacun dans pour une tonalité spécifique.

Heinrich Bärmann (1784-1847) proposa le retournement du bec, positionnant ainsi l'anche sur la lèvre inférieure du musicien. Ceci adoucit et garantit la sonorité. Iwan (ou Ywan) Muller y apporta en 1812 treize clés supplémentaires offrant enfin la gamme chromatique complète. Ces nouveautés permirent d'abandonner peu à peu la collection d'instruments dédiés aux tonalités distinctes dont disposaient les musiciens pour interpréter les différentes pièces.

La clarinette fut amenée à son degré de perfectionnement actuel par le facteur d'instruments français Louis Auguste Buffet en collaboration avec le clarinettiste Hyacinthe Klosé. Tous deux adoptèrent le principe des anneaux mobiles que l'Allemand Theobald Boehm avait imaginé pour la flûte : le système Boehm. Aujourd'hui, le système Boehm est utilisé par les clarinettistes du monde entier, aux exceptions des Allemands et des Autrichiens, qui se servent pour la plupart du système concurrent : le système Oehler.

Une clarinette utilisant le système Boehm, peut disposer jusqu'à 22 éléments utilement mobiles, auxquels il faut rajouter les paliers, les axes, les vis et les ressorts. L'ensemble dépasse la centaine de pièces mécaniques, et participe à la manipulation de 17 tampons obturant autant d'orifices innaccessibles avec les doigts.

Le nombre de clefs annoncé par les facteurs correspond au nombre de points de commande intentionnelles (les anneaux n'en font donc pas partie puisqu'il sont actionnés en même temps qu'un trou est bouché). La clarinette Boehm comporte donc 17 clefs, parfois 18 avec la clef de rappel de Mi♭ main gauche. Il existe deux variantes du système Oehler comportant respectivement 19 et 27 clefs.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 10:49

LE COR

LE COR
Le cor d'harmonie est un instrument à vent de la famille des cuivres.

Même s'il a un air de parenté avec le cor de chasse, le son de cet instrument est très différent. Il est tantôt majestueux et triomphant, tantôt doux et légèrement mélancolique. Le cor d'harmonie est présent dans les orchestres symphoniques et les orchestres d'harmonie ; il est par ailleurs souvent sollicité dans les musiques de films héroïques.

L'embouchure du cor est de petite taille et de forme intérieure conique, différente de celles de la trompette et du trombone qui sont hémisphériques et plus larges. Cette forme conique se retrouve tout le long du tube jusqu'au niveau du pavillon. On dit alors de cet instrument qu'il est à perce conique, tout comme le sont le cornet à piston, les saxhorns... Cette perce donne de la douceur au son de ces instruments, contrairement à la perce cylindrique (comme la trompette) qui produit un son plus brillant.

Le corniste produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l'embouchure. Sa main gauche active trois (quatre ou cinq) palettes (ou plus rarement pistons), pour changer la hauteur du son. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l'instrument. Elle permet aussi de corriger la justesse, ou d'effectuer des sons bouchés. L'instrumentiste peut être amené aussi à utiliser une sourdine pour atténuer les sons.

Deux manières de jouer du cor se sont affrontées au cours du XXème siècle:

-celle très facilement reconnaissable à son vibrato permanent (tremblement du son persistant du fait de l'instrumentiste). Représenté en France par Jean Devemy par exemple.
-celle plus anglo-saxonne avec des notes tenues (non tremblantes).
Aujourd'hui, seule la manière de jouer "anglo-saxonne" est pratiquée.

Un grand corniste moderne est Hermann Baumann.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 10:58

LA TROMPETTE

LA TROMPETTE
.La trompette est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres.

La trompette naturelle (clairon) est constituée par l'embouchure, le tube, le pavillon. Le tube est cylindrique, ce qui lui donne un son brillant, par comparaison au son plus doux de la famille des saxhorns.

Dans la trompette à pistons, un mécanisme est ajouté qui permet d'accroître la longueur du tube, ce qui permet de jouer des notes plus graves et de combler ainsi les notes faisant défaut dans la série harmonique.

Le registre courant s'étend sur deux octaves et demie, du Fa# grave au Do au-dessus de la portée (Contre-Ut) (mais en jazz, il n'est pas rare de monter jusqu'au bi-contre-ut voire plus haut). Les trompettes sont en général des instruments transpositeurs, qui jouent des sons réels différents des notes écrites. Ainsi par exemple une trompette en Sib joue un son réel qui est un ton plus bas que la note écrite.

La trompette actuelle la plus courante est un instrument soprano, en Sib. Il existe aussi des trompettes en Ut (encore très utilisées par les musiciens "classiques" français), en ré et en Mib et la trompette piccolo en Sib (souvent à 4 pistons) pour un registre plus élevé.


Une trompette piccolo.Il existe également une multitude de trompette moins usitées : Celles en sol et en la qui sont assez proches de la trompette piccolo en Sib

Le 4° piston de la trompette piccolo (dit "petite" trompette) servant à atteindre les notes graves de la tessiture de la trompette en descendant généralement d'une quarte.
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 11:04

LA TROMPETTE2

LA TROMPETTE2
Les premières trompettes ont été inventées dans l'antiquité, elles apparurent en Égypte il y a plus de trois mille ans. En grèce, la trompette alors appelée Salpinx était considérée comme une discipline olympique. En Australie, il existe une trompette, qui est par ailleurs le seul instrument "soufflé" des aborigènes : le didgeridoo

La trompette a pris sa forme actuelle après l'invention du piston en 1820.
Il convient de distinguer deux types de trompettes :

1 Les trompettes naturelles, qui n'ont pas de pistons, et ne peuvent jouer que certaines notes, appartenant à la série harmonique. Les actuelles trompettes de cavalerie sont de ce type.

2 Les trompettes à pistons, qui peuvent jouer toutes les notes dans leur registre.
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 11:08