L'HARPE

L'HARPE
La harpe est un triangle muni de cordes tendues de longueurs variables. C'est un instrument asymétrique, contrairement à la lyre dont les cordes sont tendues entre deux montants parallèles.
Dans l'Antiquité, il existait deux sortes de harpes : la harpe arquée et la harpe angulaire.

La harpe est un instrument plusieurs fois millénaire.

Elle est, avec la flûte et certains instruments à percussion, l'un des plus anciens instruments de musique. Elle est née de l'arc dont la corde, tendue et relâchée, vibre et émet un son.

Vers 1800 que le célèbre facteur de pianos, Sébastien Érard, invente le fameux mouvement à fourchettes qui va permettre à la harpe, de rivaliser à nouveau avec les autres instruments chromatiques. La harpe, qui n'est cependant pas classé parmi les instruments transpositeurs, joue souvent tout autre chose que ce qui est écrit en ayant recours aux homophones ou notes enharmoniques (homophonie). Pour répondre à ces critiques, en 1894, Gustave Lyon, directeur de la maison Pleyel, essaya de reprendre le principe des harpes chromatiques à double rangées de cordes croisées. Le succès de cette harpe fut de courte durée et à la mort de Gustave Lyon en 1936, elle disparut presque complétement de la vie musicale.

# Posté le mardi 25 juillet 2006 16:15

L'HARPE2

L'HARPE2
La harpe à pédales, ou harpe classique, est celle que l'on utilise dans les orchestres symphoniques et dans les formations de musique de chambre dites classiques. Elle est la plus sophistiquée des harpes.

Elle possède généralement quarante-sept cordes, ce qui lui donne une tessiture de six octaves. Ces cordes sont principalement en boyau, à l'exception des cordes les plus graves (les deux dernières octaves)qui sont en métals, elles sont appelées cordes filées. Certaines cordes sont colorées pour permettre de repérer les notes principales : les do sont rouges et les fa sont noirs ou bleus. Les autres cordes sont incolores.

La harpe à pédales peut être à simple mouvement ou à double mouvement. Dans les deux cas, on fait allusion au mécanisme reliant les pédales aux cordes pour en modifier la longueur et permettre de jouer les altérations musicales, c'est-à-dire les dièses et les bémols.

Il y a 7 pédales qui modifient les 7 notes de la gamme sur toutes les octaves. De gauche à droite elles correspondent aux notes ré, do, si, mi, fa, sol, la pour la grande harpe. Les trois premières pédales sont réservées au pied gauche, les 4 dernières au pied droit.

La harpe à simple mouvement, tout comme la harpe celtique, ne permet que deux hauteurs par corde. On accorde la harpe à simple mouvement généralement en mi bémol majeur - toutes pédales relâchées - ce qui permet par la suite de jouer jusqu'à 3 bémols ou jusqu'à 4 dièses. Le nombre des tonalités est donc limité, mais le mécanisme, plus simple, permet la fabrication d'instruments moins coûteux.
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# Posté le mardi 25 juillet 2006 16:21

L'ALTO

L'ALTO
L'alto est un instrument de musique de la famille des instruments à cordes frottées. Il est très semblable au violon, mais il est plus grand, et surtout plus épais. Sa gamme de fréquences fondamentales va approximativement de 128 Hz à 1 280 Hz.

Ses quatre cordes sont accordées de la façon suivante : do, sol, ré, la. Alors que les parties de violon sont écrites en clef de sol et celles pour violoncelle et contrebasse en clef de fa, les parties d'alto sont écrites en clef d'ut 3e ligne (je deteste cette cle)Toutefois, il arrive que certains passages de la partition restant dans les aigus soient écrits en clé de sol.

L'alto est bien sûr présent dans tout le répertoire d'orchestre et surtout en musique de chambre, avec le quatuor à cordes.

L'image represente un violon (a gauche) et un alto (a droite)

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 04:25

LA FLUTE TRAVERSIERE

LA FLUTE TRAVERSIERE
La flute traversiere est constituée de 3 sections : la tête, le corps et le pied. Elle mesure environ 67 centimètres, cela dépend si la flûte comprend ou non une patte de si (pour jouer le si grave). Elle a une étendue d'environ 3 octaves, à partir du do grave (ou du si). Son son peut être diaphane, pénétrant, large, pétillant, piquant, chaud, froid, joyeux ou triste... La flûte est souvent utilisée comme instrument solo dans les orchestres, orchestres à vents ou ensembles de flûtes.

La flûte traversière doit son nom à la façon dont on la tient : sur le côté, horizontalement.

Les modèles d'études sont généralement en maillechort argenté (alliage de cuivre, de nickel, et de zinc), et comportent trois parties séparables : une tête (sur laquelle il y a l'embouchure dans laquelle on souffle et une vis d'accord à l'intérieur du tuyau), un corps (qui contient des clefs sur lesquelles on appuie avec les doigts pour boucher des trous afin de produire les différentes notes) et un pied ou « patte » qui prolonge le « corps » principal. La patte porte également plusieurs clefs, et peut être en ut, ou en si (une clef supplémentaire). Elle se fait également appeller « patte d'ut » ou « patte de si ».

Lorsque les élèves acquièrent un meilleur niveau, il devient nécessaire d'avoir une flûte avec un plus beau son, c'est pourquoi les flûtes traversières professionnelles sont en alliage d'argent, ou d'or. Très exceptionnellement, certaines flûtes sont construites dans d'autres matériaux précieux : platine, cristal...

Les flûtes professionnelles diffèrent également par des détails de construction et de fabrication améliorant les performances de leur mécanisme (réduction des frictions et des jeux, aménagements pour augmenter la rigidité du mécanisme, cheminées soudées, tampons plus fins et plus fermes, ressorts à haute élasticité, etc. Les finitions sont aussi très poussées, réalisées manuellement.

Le tuyau de la flûte traversière est bouché à son extrémité supérieure par du bois ou du liège. L'embouchure comprend une plaque, où se trouve un trou ovale central : cette ouverture latérale pratiquée sur le tuyau sert à produire le son.

L'instrumentiste émet un filet d'air, de forme proportionnée au pincement plus ou moins énergique de ses lèvres, qui peut être dirigé sous des angles d'attaque différents sur l'arête de l'embouchure (biseau de la flûte). Le son produit à ce niveau met en vibration la colonne d'air du tuyau de la flûte. La fréquence de ces vibrations dépend de la longueur acoustique du tuyau. Cette longueur peut être modifiée par la disposition, la taille et la forme des trous, ainsi que par leur ouverture et fermeture.

Ainsi, lorsque l'on bouche ou débouche les différents trous à l'aide des clés, on modifie la longueur de la colonne d'air en vibration, et donc la hauteur de la note émise.

La pression et la rapidité du souffle influent sur la hauteur du son et sur le timbre. C'est sur une utilisation habile de ces données que repose la faculté d'octavier, caractéristique de la flûte dans le groupe des bois.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 04:49

LA FLUTE TRAVERSIERE2

LA FLUTE TRAVERSIERE2
La flûte traversière est très probablement l'instrument le plus ancien du monde. Elle serait apparue en Chine, puis en Occident au Moyen Âge (XIIe siècle). Les premières descriptions de l'instrument ne datent cependant que du XVIe siècle, période à laquelle on l'appellait « flûte d'allemand ». Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Lully introduit la flûte traversière dans l'orchestre d'opéra et à partir du XVIIIe siècle, l'instrument se voit assigner une fonction importante de soliste, en raison de sa sonorité diaphane et de son agilité.

Tout au long des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, de plus en plus de clés sont ajoutées, notamment dans le célèbre orchestre de Lully où l'on peut trouver une flûte à une clé, en ré. Durant cette période, nombre de flûtistes travaillèrent à l'amélioration de la flûte. Toutefois, jusqu'au XIXe siècle, elle n'est pas très populaire : elle joue plutôt faux ! En effet, les trous étaient placés là où ils étaient facilement accessibles par le flûtiste, et non pas là où ils rendaient le son le plus juste. En plus, il n'y a pas beaucoup de trous et les doigtés en deviennent très compliqués.

Jacques HotteterrePendant des années, des musiciens ont essayé de remédier à cela, mais les premières transformations majeures apportées à la flûte traversière sont dues à la famille française Hotteterre, durant la première moitié du XVIIIe siècle. Jacques Martin Hotteterre coupe la flûte en 3 morceaux : la tête (avec l'embouchure), le corps (qui comporte la plupart des trous) et la patte (qui conserve quelques trous). La flûte actuelle est encore divisée en trois parties. Sa conception de la flûte, qui ajoute la clef de ré dièse, rend la flûte plus populaire et, dès lors, certains autres instruments suscitent moins d'intérêt, notamment la flûte à bec. Hotteterre modifie également la forme du tube pour donner un meilleur son à la flûte. Il écrit en 1707 le premier livre à propos de flûte traversière : Les Principes de la Flûte Traversière.

Ensuite, la flûte gagne peu à peu en populatrité, et des compositeurs écrivent de plus en plus pour elle, notamment Telemann et Bach.

Image:Flûte baroque.jpg
Flûte baroqueEn 1720, deux clés supplémentaires sont ajoutées. Quelques années plus tard, un célèbre flûtiste, Quantz, ajoute encore une clef pour le do dièse sur le pied. Durant les quelques décennies suivantes, d'autres clefs sont ajoutées. À cette période, des compositeurs ont écrit pour la flûte, comme Mozart et François Devienne, qui lui ont écrit de célèbres concertos et sonates. Un flûtiste, Meyer, crée un système avec 8 clefs, et d'autres flûtes à 4 et 6 clefs apparaissent dans la musique symphonique de Mozart et Haydn.

Jusqu'au XIXe siècle, la flûte traversière est améliorée : la perce cylindrique fait place à la perce conique, des trous additionnels sont fermés par des clefs et des bouchons et l'on utilise des « corps de rechange » pour jouer dans tous les tons avec les doigtés identiques.

Enfin, au début des années 1800, un flûtiste virtuose allemand, Theobald Boehm (1794 - 1881) de Munich, arrive sur le devant de la scène, et c'est là que la flûte évolue réellement. Dans les années 1830, il repense entièrement la structure de l'instrument. Il rétablit le corps cylindrique de la flûte et applique un ingénieux système mécanique encore utilisé de nos jours : il a cherché la meilleure taille et la meilleure position pour chacun des trous et a dessiné des clés qui ont permis de jouer de la flûte en simplifiant les doigtés. Sa flûte, faite de métal pour obtenir une sonorité plus brillante, a donné la flûte moderne, et son système a rapidement été utilisé partout dans le monde et a même été appliqué à d'autres instruments de la famille des bois, comme la clarinette. Alors que les premières flûtes avaient un simple trou circulaire, on constata qu'un trou ovale produisait une sonorité vibrante. La flûte actuelle est munie d'une plaque d'embouchure qui aide à diriger la colonne d'air.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 05:13

Modifié le vendredi 28 juillet 2006 13:09